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Le journal d'Aasha Bipolaire

Le journal d'Aasha Bipolaire

Le quotidien d'une jeune femme vivant avec "l’handicape invisible", la maladie psychique, la bipolarité.

Les dessous d'une vie surdosé en émotion.

Les dessous d'une vie surdosé en émotion.
Les dessous d'une vie surdosé en émotion.Les dessous d'une vie surdosé en émotion.
Les dessous d'une vie surdosé en émotion.Les dessous d'une vie surdosé en émotion.Les dessous d'une vie surdosé en émotion.
Les dessous d'une vie surdosé en émotion.Les dessous d'une vie surdosé en émotion.

J'ai du mal à trouver mon bien-être. Cet état où l'on devrait se sentir plus ou moins "bien" dans sa peau.
Je me sens toujours un peu en dessous de ce bien-être, un léger état down. J'ai souvent insisté auprès de mon psychiatre pour repenser au traitement médicamenteux. Mais, il m'a souvent orienté vers une aide ambulatoire.


Plus tard, après avoir fait un travail sur moi-même en deux étapes. Il y a le travail extérieur ou de surface surtout de compréhension de pourquoi du comment j'en étais arrivé là. Puis il y a le travail intérieur pour ressentir toutes mes émotions refoulées ou pas.
Avec les nombreuses discussions avec d'autres bipolaire, j'ai pu remarquer que cet état de "mal-être" était tout le temps présent surtout après avoir commencé à prendre le traitement médicamenteux.


J'ai fait le parallèle entre cet état et le fait que sous médicament, d'une part nous ne vivons pas la vie tel un curseur émotionnel ayant des amplitudes plus étendues que les "autres individus" et d'autre part sous médicament on entre dans un état limité et plus calme qui je pense nous fait rencontrer la personne fragile que nous sommes avec des vérités et des sentiments qu'on ne veut pas forcément voir.


Ce n'est vraiment pas évident d'accepter que malgré cette "maladie" ou, comme je l'aime à l'appeler en ce moment,"caractéristique émotionnel, de réflexion et réactionnelle sur-développés ", il y ait forcément des éventrements liés ou pas à certaine personne à un moment donné dans notre vie qui ont provoqué de la souffrance.


Et que de cette souffrance, tellement plus intense chez nous, nous est marqué au plus profond. De là, il y a des comportements inappropriés et délétères qui en sont les conséquences.
Et bien évidemment, le cercle vicieux s'installe. Nos comportements, qui aux yeux des autres sont négatifs, vont nous faire culpabiliser et nous faire souffrir. Retour à la case "souffrance".


Après plusieurs thérapies, je "comprends" mieux mon histoire et le cheminement de ma vie. Qui, quand, comment ?
Mais ce n'est qu'une étape, importante certes.
À noter, que plus on comprend ce que l'on a traversé et ce que nous sommes devenu plus la peur et l'appréhension s’installe.


On peut perdre le courage de continuer ou et d'avoir peur d'aller voir le fond de tout cela.
Il faut prendre son temps. Après avoir fait le tour de tout ce qui pouvait être mieux compris. Il faut faire de la place autant dans sa tête que dans son cœur. Malgré la colère, le sentiment d'injustice, de peur ...


Pour passer à l'étape suivante, il faut être prêt à accueillir tout ce que vous avez enfoui en vous.


En bref, l'état dans lequel nous met les médicaments, quand ils sont bien dosé, peut nous induire en erreur. On va chercher à "être bien" mais au lieu de cela il y a un passif douloureux qui est mis en évidence.

Surtout, ne pas arrêter de traitement sans l'avis du médecin car il a un regard extérieur face à la situation. Bien évidemment, chercher le meilleur des traitements par rapport à la maladie. Il faut "juste accepter" qu'il y a plus que cela. Ce n'est vraiment pas évident,mais il faut persévérer pour enfin pouvoir digérer ce que l'on a toujours voulu fuir.

Je vais tester la relaxation pour faire de la place et surtout avoir moins peur.

 

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