Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le journal d'Aasha Bipolaire

Le journal d'Aasha Bipolaire

Le quotidien d'une jeune femme vivant avec "l’handicape invisible", la maladie psychique, la bipolarité.

Non, pas Toi maman !

Non, pas Toi maman !Non, pas Toi maman !
Non, pas Toi maman !

 

C'est quelques mots viennent de mon fils. Et ils reviennent de plus en plus souvent et deviennent de plus en plus douloureux.

Je pensais pourtant m'être rapproché de lui, mais apparemment j'ai l'impression d'avoir fait un pas en avant et deux en arrière. Et même en vivant depuis 6 mois sous le même toit. Je sais pertinemment que tant que je n'aurais pas de nouveau les capacité de mère, je ne pourrais pas vraiment récupérer mon bébé.

Je ne peux, à cet instant, recommander l'intention de procréer. Sans déjà prendre compte l'hérédité génétique de la maladie, le fait qu'il aura un parent "malade", les précautions à prendre en plus d'un cas "normal"... Il ne faut pas oublier que devenir parent c'est devenir responsable du bien être d'un autre que soit. 

Mon histoire, évidemment avant de savoir que je portais en moi un grand secret, follement amoureuse je tombe enceinte. La grossesse merveilleuse bien passé et les six mois d'allaitement, le Bonheur car j'étais une "super maman".

Et dès l'arrêt de l'allaitement, moins d'hormones, gros baby blues et profonde dépression suivi d'un virage maniaque. Le diagnostique tombe.

Et là, au bout de 3 ans, je me retrouve avec juste avec un souvenir de cette belle époque révolu où j'élevais mon bébé et surtout où j'étais sa maman, son refuge...et le plus important où il me traitait et m'aimait comme sa maman.

C'est surtout, une question de capacité, la notre et celle de notre entourage. Puis la gestion de la douleur, car si tout ne se passe pas comme prévu et qu'un proche ou une personne du social s'en occupe, de votre bébé.

Je ne dis pas de ne pas envisager, mais je pense que mettre en évidence, que dans notre cas il faut être plus que vigilant à notre "état" et à ce que l'on peut supporter avec toute l'aide possible. Et surtout ne pas hésiter à faire participer des personnes de confiance, votre psy, votre gynécologue, médecin traitant et autre... pour essayer de tout prévoir et que pour tout se passe au mieux.

Malheureusement, comme dans mon cas, c'est après un accouchement que le diagnostic est fait. Mais ces conseils sont aussi pour ceux qui ont trouver une stabilité et qui veulent créer leur famille. Donc voilà, ce n'est pas interdit ni impossible mais juste, c'est qu'il faut prendre plus de précaution en prenant tout bien en compte.

Et surtout être parent, c'est beaucoup de sacrifice et de dur moment, mais un seul sourire du petit effacera presque tout.


 



 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article