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Le journal d'Aasha Bipolaire

Le journal d'Aasha Bipolaire

Le quotidien d'une jeune femme vivant avec "l’handicape invisible", la maladie psychique, la bipolarité.

Mon autre amour...

Mon autre amour...
Mon autre amour...Mon autre amour...Mon autre amour...
Mon autre amour...Mon autre amour...

Je pense avoir oublié de dire dans mon précédent post que, bien évidemment, la personne dont je suis encore actuellement amoureuse n'est pas le prince parfait.
Oui, pendant la première phase où tout est édulcoré, on s'est mutuellement voilé la face sur notre partie sombre et mise en évidence que la partie lumineuse de notre personnalité.
Et, pour moi, il me semble que c'est au moment de vivre l'un avec l'autre et vivre ensemble le quotidien que cette fausse image disparaît au fil des jours et surtout des événements.


Lui, même si mon cœur pourrait vous mentir sous serment^^, il a évidemment des défauts et des casseroles qu'il garde pour lui et il est plutôt mon opposé. Cela nous a mené à avoir beaucoup de compromis et peu de terrain d'entente. Malgré tout l'amour de plus d'une décennie ça n'a pas suffit. Pour ma part, j'ai aussi mes travers mais multiplié par je ne sais combien. Car avec cette maladie, même moi, je ne sais pas qui je suis vraiment tellement je suis changeante.
Agressivité, jalousie maladive, dépendance extrême, replie sur soi, manque de confiance en soi et envers les autres, sentiment d'insécurité, peurs... et bref mes casseroles à moi sont faites de plomb, vous voyiez?  
Et malgré mes efforts, un jour tout à fini par exploser.

Mais, il y a une chose qui restera la plus belle représentation de cet amour, notre fils. Il a 3 ans, si mignon et il grandi si vite.
Avec lui aussi, les bons moments ont été court, de l'annonce de la bonne nouvelle à 6 mois après l'avoir eu. J'étais bien, heureuse et sur un petit nuage ( hormonal je pense). J'étais "la super maman", je me levais sans problème et effectuée toute les tâches avec lui attaché à moi contre mon cœur. Ce moment si merveilleux de moi heureuse en étant la mère de ce petit, qu'aucun mot n'existe pour décrire mon amour pour lui, et la femme de l'homme que j’aimai plus que tout. C'était si idyllique que la chute fut bien douloureuse.


Dès l'arrêt de l'allaitement, ce fût la descente aux enfers. Au début, dépression post-partum puis après antidépresseur puis un virage maniaque qui me mena au diagnostique final, la bipolarité.

Je ne sais pas comment ça se passe pour d'autre mère, père bipolaire car nous somme tous différent face à la maladie et au traitement. Mais vivre en perdant ce qui nous sont chers me donne l'envie d'en finir car je n'ai pas espoir d'un jour meilleur.
Et depuis, je suis devenu, une "mère fantôme", obligé de voir une autre l’élever, le protéger et l'aimer à ma place. Je vis une douleur si profonde et si intense mais je n'y peux rien car c'est pour son propre bien que je dois accepter ce sacrifice.
Je tourne en rond, essaye d'être là près de lui et surtout de lui parler et d'expliquer mes sauts d'humeurs ou mes manquements en tant que mère.


Beaucoup de femme qui seront prédisposé à la bipolarité passeront par ces étapes. Peut-être une ou deux dépressions ( seulement une profonde dépression pour moi et d'autre petits signes dont je parlerais plus tard) puis la nouvelle d'une grossesse. Aucune crainte car on ne voit pas l'ensemble de notre vie, je suppose qui aurait pût nous alerter du danger. Et tout se passe bien, mais dès que les "hormones de maman" s'en vont, qui nous ont mené à un état de bonheur si parfait que la chute n'est que plus grande. Le diagnostique tombe après avoir donné naissance à un petit être innocent qui se retrouve au milieu d'un début de tempête. Avant de retrouver une certaine stabilité, il peut se passer des années entre trouver le bon traitement, les rechutes, les crises familiales...


Je ne vous cache pas que ça me laisse un goût amer de trahison face à la vie. Ce n'est pas juste ni pour moi ni pour ce petit, qui malgré tout éclaire ma vie comme un petit ange.
Il est celui qui donne encore un sens à ma vie.
Mais je ne peut m'empêcher de culpabilisé malgré le constat de mon état de santé.
Il est mon deuxième amour et j'espère qu'un jour tous ces jours de souffrances et d'instabilité qu'il subit comme moi, seront qu'un triste souvenir lors des jours plus meilleurs.

Une maman qui se sent tel un amputé "invisible" et du coup incapable d'être maman. (Tout en respectant la souffrance des handicapé physique).

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