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Le journal d'Aasha Bipolaire

Le journal d'Aasha Bipolaire

Le quotidien d'une jeune femme vivant avec "l’handicape invisible", la maladie psychique, la bipolarité.

Le chateau de carte s'écroule.

Le chateau de carte s'écroule.Le chateau de carte s'écroule.
Le chateau de carte s'écroule.
Le chateau de carte s'écroule.Le chateau de carte s'écroule.

Ce soir, j'ai le cœur en miettes et je n'ai vraiment plus d'espoir.
Je n'avais pas réalisé à quel point ma vie n'était qu'illusion.


Même aujourd'hui encore, je donne l'illusion que tout va bien. Que je fais face à la maladie.
Mais hier soir, je pensais à tord avoir une chance de retrouver mon âme sœur et l'amour de ma vie ( qui m'a soutenu et enduré dans beaucoup de pire moments et très peu de bons). Mais j'ai fait face à une personne étrangère et surtout à un mur érigé nommé "l'indifférence".
Comment le temps et mes côtés noirs ont rendu un homme tellement amoureux et tendre en un étranger voulant me fuir comme de la peste.


Et vous savez, oui oui il a bien des défauts mais je ne peux l'en vouloir en fait je ne peux que m'en vouloir et en souffrir.
Je le regardais dans sa bulle à profiter de la vie avec d'autres que moi.
Tout ça pour un mot de trop, je ne savais et surtout pouvait jamais me taire comme l'aurait fait une personne normé dans ces cas de disputes conjugaux.
J'ai toujours eu ce pressentiment que j'allais déverser sur lui et notre amour mon "encre noir". Je sentais que j'allais nous conduire à l'implosion.


Mais ça aussi je ne pouvais contrôler. Autant mon heure de réveil que mes impulsivités et agressivités autant mon envie de manger à tout heure autant a jalousie maladive.
J'ai était modeler par la peur, par la violence, par le mépris, par la trahison, par tous ces sentiments négatives qui ont imprégnés chaque cellule de mon être et de mon corps.
Il suffit d'un père absent non physiquement mais moralement, un de ceux qui de dégage de toute responsabilité et qui se lave les mains du sort de ces enfants.
D'un foyer soutenu par un mère seule et qui malgré avoir fait de son mieux n'a pas su et pu protéger cette enfant si fragile et facilement imprégnable comme un éponge elle a absorbé la noirceur de tant de moment de cris, de menace, de bagarre...
Il y a cette prise de conscience que ce "père tant idolâtré" par "petite fille" en moi bloque toute évolution possible.
Ces pensées, sentiments et souvenirs de ma naissance non désiré par certains, de l'insécurité même au sein du foyer, de l'abandon face au danger...
Tous ça m'a fait grandir dans des peurs et des sentiments extrêmement fort qui ont pris le pas sur moi même. Et surtout une haine contre moi même, ce mépris de moi se matérialise quand je me frappe à coup de poing, de ceinture... Envie de disparaitre avec toute ces TS depuis mes 15 ans. Envie de me gâcher ma vie en détruisant chaque chance d'avancer et d'aller de l'avant.
Je suis devenu une marionnette, tirer par les ficelles du mal qui m'avait envahit, qui naïvement pensait qu'elle pouvait vivre, construire et penser à l'avenir d'un job, d'une famille...
   
Hier soir, au moment de prendre mes cachés, (juste après que l'amour de ma vie me fasse comprendre que non, il ne voulait plus de moi ( femme toxique) car ça la situation ne s’arrangeait jamais mais ne faisait que se dégradé ) je suis resté figé.
A quoi servait tout ça, médocs, s'il ne pouvait pas faire que je rentre dans le moule ou que je la ferme quand il le faudrait.
Lui m'a supportait plus de dix ans et ma fratrie à peine 6 mois et ils n'en peuvent plus de "moi".


A quoi bon !?
Je ne pouvais pas sortir du chaos dans ma tête. Il n'y a aucun moyen de prouver que je suis "malade", personne ne peut mesuré ma douleur ou affiché à quel état de manie je suis, personne ne peut le voir "physiquement" mon "handicap", je ne peux me contrôler autant que physiquement et mentalement ( ni ma bouche, ni mes mouvements)...
J'en suis arrivé à une chose, nous somme vraiment seul face à nos casseroles et notre maladie.
C'est un constat amer.
On peut perdre nos proches ( conjoint, frère, père, enfant...), nos amis, notre travail....
La solitude, je crois est le pire des effets dévastateurs de cette maladie, de mes traumas, de mes automatismes, de la construction de ma personnalité et de mon caractère...
Notre histoire, notre vécu...
A la fin, il reste nous, rien que nous et cette satané vie où moi j'ai tout perdu.

PS: il y a quand même une chose qui me fait me sentir moins seule, ce sont les moments où je retrouve mes amis bipolaires. Tout devient réel et surtout je me sens vraiment sereine car ici on sait que je ne ment pas et que ce n'est pas qu'une question de capacité et de volonté.

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